Où je vais?

Je pars demain à la destination de la province de São Gabriel da Cachoeira, dans l’état de l’Amazonas. La-bàs est situé l’école indigène Pamáali, des ethnies Baniwa et Coripaco. L’utilisation de l’internet par les indiens dans cette école constitue mon étude de cas pour le mémoire. La province est située tout en haut du brésil, à la frontière avec la Venzuela et la Colombie, dans une région connue comme « Tête de chien » (Cabeça de Cahorro), à cause de son format sur le plan.

L’école reçoit de la connexion internet par satellite à travers le programme Governo Eletrônico Serviço de Atendimento ao Cidadão (Gesac) – Gouvernement Électronique Service de Soutien au Citoyen. Ce programme fournit une connexion internet par satellite à des écoles, télécentres, ONGs de communautés ayant un faible IDH (Indice de Développement Humain) et situés dans des régions où les réseaux traditionnels de télécommunication n’offrent pas d’accès local à l’internet haut débit.

Historiquement, la forêt amazonienne a toujours représenté une barrière naturelle à la mise en place tant d’autoroutes que d’autoroutes de l’information. Plusieurs communautés y vivent isolées tant au niveau géographique qu’au niveau communicationnel. Pour arriver à l’école Pamaali, par exemple, il faut deux ou trois jours de voyage en bateau – un tout petit bateau appelé voadeira. Les ordinateurs doivent être alimentés par de l’électricité   générée par un panneau solaire.

La province de São Gabriel da Cachoeira, où est située l’école, représente une localité importante pour l’étude des questions indigènes parce qu’elle se trouve dans la région qui concentre le plus grand nombre d’indigènes au Brésil. Selon les données du IBGE, elle comptait 41.885 habitants en 2009, dont 85% étaient indigènes. Elle est aussi la province avec la plus grande concentration de différentes ethnies du pays. Y habitent, entre autres, les Arapaço, Baniwa, Barasana, Baré, Desana, Hupda, Karapanã, Kubeo, Kuripako, Makuna, Miriti-tapuya, Nadob, Pira-tapuya, Siriano, Tariano, Tukano, Tuyuka, Wanana, Werekena et Yanomami. Ce sont plus de 400 petites communautés qui vivent dans des terres indigènes.

Depuis les années 1980, les invasions de leurs terres par les orpailleurs et les sociétés minières et la réduction de leurs terres proposée par des projets de développement fait peser des menaces très graves aux communautés Baniwa au Brésil. La municipalité est classée comme « Domaine de Sécurité Nationale » parce que située à la frontière avec la Venezuela et la Colombie. Néanmoins, la mobilisation politique et la participation à la Fédération des organisations indigènes de la rivière Negro (Federação das Organizações Indígenas do Rio Negro – FOIRN), fondée en 1987, ont assuré la défense de leurs droits fonciers et ressources.

Cas unique au Brésil, à São Gabriel da Cachoeira, trois langues traditionnelles — le Nheengatu, le Tukano et le Baniwa — ont été reconnues comme langues officielles avec le portugais en 2002. L’école Pamáali, par exemple, est bilingue. En 2008, São Gabriel da Cachoeira a été la première municipalité brésilienne a choisir un maire et un vice-maire indigènes.

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Sobre isisvalle

New media journalist, digital inclusion researcher and nutritionist to be.
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